Créer sa micro-entreprise en 2026
étapes et obligations
Une démarche gratuite, un seul guichet officiel, et des règles à connaître avant de se lancer.
Créer une micro-entreprise est gratuit et se fait en ligne, sur un seul site officiel : le guichet unique de l’INPI. Ce n’est pas une société, mais un régime simplifié de l’entreprise individuelle, avec des cotisations calculées en pourcentage du chiffre d’affaires.
- Gratuit : la déclaration officielle ne coûte rien, les intermédiaires payants ne sont pas obligatoires.
- Un seul guichet : toutes les formalités passent par le site de l’INPI depuis 2023.
- Des plafonds à surveiller : distincts des seuils de franchise de TVA.
- Des cotisations proportionnelles : pas de chiffre d’affaires, pas de cotisations ce mois-là.
La micro-entreprise, c’est quoi exactement
Première confusion à lever : la micro-entreprise n’est pas une forme juridique en soi. C’est un régime simplifié qui s’applique à une entreprise individuelle. Vous créez donc une entreprise individuelle, et vous bénéficiez d’un fonctionnement allégé pour les déclarations, le calcul des cotisations et la comptabilité. On parle aussi de micro-entrepreneur, terme qui a remplacé celui d’auto-entrepreneur, même si l’ancien mot reste très utilisé.
Ce régime séduit parce qu’il enlève une grande partie de la complexité administrative habituelle. Pas de capital de départ, pas de statuts à rédiger, une comptabilité réduite à un suivi des recettes. En contrepartie, il impose des plafonds de chiffre d’affaires et ne convient pas à tous les projets, notamment ceux qui prévoient de gros investissements ou beaucoup de charges déductibles.
Créer sa micro-entreprise
les étapes
La création est gratuite. Avant la déclaration, il reste utile de cadrer son projet : toutes les activités ne sont pas éligibles, et la nature de l’activité (commerciale, artisanale ou libérale) détermine les plafonds applicables et parfois des obligations particulières, comme une qualification pour certains métiers artisanaux.
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Vérifier son éligibilité
S’assurer que l’activité est compatible avec le régime et identifier sa nature (commerciale, artisanale ou libérale), car elle conditionne les plafonds et certaines obligations.
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Créer son compte sur le guichet unique
Depuis 2023, toutes les formalités passent par le guichet unique de l’INPI, sur le site officiel des formalités des entreprises. La création de compte est la première étape.
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Remplir la déclaration de début d’activité
On renseigne l’activité, l’adresse, les options sociales et fiscales, puis on joint les pièces demandées : identité, justificatif, déclaration de non-condamnation.
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Valider et attendre le SIRET
Le dossier est transmis automatiquement aux organismes concernés, dont l’URSSAF et l’INSEE qui attribue le numéro SIRET. Indispensable pour facturer, il arrive sous quelques jours à quelques semaines.
De nombreux sites privés proposent de créer la micro-entreprise à votre place, contre paiement. Ce service n’est pas obligatoire : la démarche officielle, sur le guichet unique de l’INPI, est gratuite. Seules certaines activités réglementées peuvent entraîner des frais annexes spécifiques.
Cotisations sociales et fiscalité
La logique des cotisations est simple : vous payez un pourcentage de ce que vous encaissez. Pas de chiffre d’affaires un mois donné, pas de cotisations ce mois-là. Le taux dépend de la nature de l’activité, et les déclarations se font auprès de l’URSSAF, chaque mois ou chaque trimestre selon le choix fait au départ.
Côté impôt, le bénéfice est calculé de façon forfaitaire : l’administration applique un abattement sur le chiffre d’affaires, et c’est le résultat qui est soumis à l’impôt sur le revenu. Sous conditions de revenu fiscal de référence, il est possible d’opter pour le versement libératoire, qui consiste à payer l’impôt en même temps que les cotisations. Cette option n’est pas toujours avantageuse : elle dépend de la situation fiscale globale, d’où l’intérêt de comparer avant de la choisir.
Plafonds de chiffre d’affaires et TVA en 2026
Beaucoup d’articles mélangent deux notions distinctes. Il y a d’un côté les plafonds du régime micro, de l’autre les seuils de franchise de TVA. Ce ne sont pas les mêmes chiffres et ils ne déclenchent pas les mêmes conséquences.
| Activité | Plafond du régime micro | Seuil de franchise de TVA |
|---|---|---|
| Vente de marchandises et hébergement | 203 100 € | 85 000 € (majoré 93 500 €) |
| Prestations de services et libéral | 83 600 € | 37 500 € (majoré 41 250 €) |
Le dépassement du plafond du régime ne fait pas sortir immédiatement : la sortie n’intervient qu’après deux années civiles consécutives au-dessus, avec effet au 1er janvier suivant. La franchise de TVA, elle, a des seuils plus bas : au-delà, il faut facturer la TVA même en restant micro-entrepreneur. On peut donc être encore dans le régime micro tout en étant redevable de la TVA. Ces montants étant révisés régulièrement, mieux vaut les vérifier sur les sites officiels avant toute décision.
Une fois lancé
vos obligations
La simplicité du régime ne dispense pas de quelques obligations régulières. La principale est la déclaration du chiffre d’affaires à l’URSSAF, à effectuer même lorsqu’il est nul. Vient ensuite la facturation, soumise à des mentions obligatoires, dont l’indication de la franchise de TVA tant qu’elle s’applique. Il faut aussi tenir un suivi des recettes, et des achats pour les activités de vente.
Un compte bancaire dédié à l’activité devient obligatoire lorsque le chiffre d’affaires dépasse un certain seuil deux années de suite ; en dessous, un compte séparé reste vivement conseillé pour distinguer les flux professionnels et personnels. Rien de lourd, mais une régularité qui évite bien des complications au moment des déclarations.
Micro-entreprise
pour qui, et jusqu’à quand
Le régime est taillé pour démarrer une activité seul, tester un projet, exercer en complément, ou développer une activité de services à charges réduites. Sa force est sa lisibilité : on sait ce qu’on doit, quand, et pourquoi. Ses limites apparaissent dès que l’activité grossit ou se complexifie.
Pour démarrer simplement
Activité lancée seul, projet à tester, complément de revenu, services à faibles charges : la lisibilité du régime est alors un vrai atout.
Quand l’activité grandit
Beaucoup de charges non déductibles, plafonds approchés, envie de s’associer, de lever des fonds ou d’embaucher : autant de signaux pour étudier une société.
Passer à une autre structure n’a rien d’un échec : c’est souvent le signe que l’activité a trouvé son public. Mieux vaut anticiper ce moment que le subir.
Combien coûte la création d’une micro-entreprise ?
La création est gratuite lorsqu’elle est faite directement sur le guichet unique de l’INPI. Des sites privés proposent de s’en occuper contre paiement, mais ce service n’est pas obligatoire. Certaines activités réglementées peuvent toutefois entraîner des frais annexes spécifiques.
Où créer sa micro-entreprise ?
Depuis 2023, la démarche se fait uniquement en ligne, sur le guichet unique géré par l’INPI (site officiel des formalités des entreprises). C’est ce site qui transmet votre dossier aux organismes concernés, dont l’URSSAF et l’INSEE pour l’attribution du SIRET.
Quel chiffre d’affaires maximum en micro-entreprise en 2026 ?
En 2026, le plafond est de 203 100 € pour la vente de marchandises et l’hébergement, et de 83 600 € pour les prestations de services et activités libérales. La sortie du régime n’intervient qu’après deux années consécutives de dépassement. Ces seuils sont révisés périodiquement.
Comment sont calculées les cotisations sociales ?
Elles correspondent à un pourcentage du chiffre d’affaires encaissé, dont le taux dépend de la nature de l’activité. Sans chiffre d’affaires, il n’y a pas de cotisations à payer, mais la déclaration auprès de l’URSSAF reste obligatoire, même à zéro.
Faut-il un compte bancaire dédié ?
Un compte dédié à l’activité devient obligatoire quand le chiffre d’affaires dépasse un certain seuil deux années de suite. En dessous, il reste vivement conseillé de séparer les flux professionnels et personnels pour faciliter le suivi et les déclarations.
Créer sa micro-entreprise tient en quelques clics sur le bon site. Le vrai travail est ailleurs : choisir le bon régime pour son projet, suivre son chiffre d’affaires et savoir reconnaître le moment où il faudra passer à autre chose.