Carrière · Emploi & recrutement

Lettre de motivation en anglais

structure et exemple

Une cover letter qui sonne juste : la bonne structure, les formules de politesse et les calques français à éviter.

Personne en train d'écrire dans un carnet à un bureau, à côté d'une tasse en verre
Réponse rapide

Une lettre de motivation en anglais, ou cover letter, tient sur une page et va droit au but : en-tête, salutation, accroche, corps qui relie votre profil au poste, et clôture qui ouvre sur un entretien. La règle des formules : nom du destinataire connu, on ferme par « Yours sincerely » ; nom inconnu, par « Yours faithfully ». L’anglais américain simplifie en « Sincerely ».

  • Une page : structure courte, trois à quatre paragraphes brefs.
  • Nom connu : « Dear Mr/Ms Nom » → « Yours sincerely ».
  • Nom inconnu : « Dear Sir or Madam » → « Yours faithfully ».
  • Pas de traduction littérale : la lettre française sonne guindée en anglais.

La structure d’une cover letter

Une lettre de motivation en anglais suit une structure plus resserrée que sa cousine française. Elle tient sur une page, va droit au but, et se lit en moins d’une minute. Le recruteur anglophone attend de la clarté, pas de l’éloquence.

Elle s’organise en blocs simples. En haut, l’en-tête : vos coordonnées, la date, puis celles de l’entreprise. Vient ensuite la salutation, qui s’adresse si possible à une personne nommée. Le premier paragraphe annonce le poste visé et où vous l’avez trouvé. Le corps, un ou deux paragraphes, fait le lien entre ce que l’entreprise cherche et ce que vous apportez, preuves concrètes à l’appui. Le dernier paragraphe ouvre sur la suite, en remerciant et en proposant un entretien. La formule de politesse et la signature ferment la lettre.

Le ton reste professionnel mais direct. On évite les longues phrases introductives et les formules de modestie excessive, qui sonnent faux en anglais. Mieux vaut une affirmation nette qu’une tournure alambiquée.

Salutations et formules de politesse

la règle

C’est là que les candidats francophones se trompent le plus souvent, parce qu’il existe une règle précise, et elle est facile à retenir. La logique tient en une phrase : nom connu, sincerely ; nom inconnu, faithfully.

SituationSalutationFormule de clôture
Vous connaissez le nomDear Mr Smith / Dear Ms JonesYours sincerely
Vous ignorez le nomDear Sir or MadamYours faithfully
Contexte américainDear Hiring ManagerSincerely / Best regards

Un détail qui compte : en anglais britannique, on n’écrit pas « Ms » ou « Mr » avec un point, contrairement à l’usage américain. Et on évite « Dear Madam, Sir », calque maladroit du français. Si vous pouvez trouver le nom du recruteur, faites-le : une salutation nominative vaut toujours mieux qu’un « Sir or Madam » impersonnel.

Anglais britannique ou américain

ce qui change

Les deux variantes partagent l’essentiel, mais quelques différences trahissent vite un candidat qui ne les maîtrise pas. Côté formules, l’anglais américain ignore la distinction faithfully / sincerely : on y termine par « Sincerely », « Best regards » ou « Kind regards », quel que soit le destinataire. Le « Yours faithfully » britannique y paraîtrait même un peu démodé.

CV ou resume ?

Ce que les Britanniques appellent un « CV », les Américains le nomment « resume ». La lettre, elle, reste une « cover letter » des deux côtés. L’orthographe suit la variante choisie : « organise » et « specialise » en britannique, « organize » et « specialize » en américain. Choisissez une variante selon le pays visé, et tenez-la du début à la fin.

Un exemple commenté

Voici une trame courte, volontairement neutre, à adapter à votre situation. Chaque bloc tient en deux ou trois phrases : court, concret, tourné vers l’employeur plutôt que vers soi.

L’ouverture

Annoncer le poste

« I am writing to apply for the Marketing Assistant position advertised on your website. » Une phrase : le poste, la source. Pas de préambule.

Le corps

Relier profil et besoin

« During my two years at [company], I managed social media campaigns that increased engagement by 30%. » Un résultat concret, puis on le projette vers l’entreprise.

La clôture

Ouvrir sur l’entretien

« I would welcome the opportunity to discuss how my experience could support your goals. Thank you for considering my application. » On ouvre sur l’entretien et on remercie, sans insister.

Les erreurs de traduction à éviter

La faute la plus fréquente, c’est de traduire mot à mot sa lettre française. Le français aime les formules d’introduction (« J’ai l’honneur de solliciter… ») et les tournures déférentes qui, transposées en anglais, sonnent guindées ou datées. L’anglais professionnel préfère la sobriété.

Méfiez-vous aussi des faux-amis. « Postuler » ne se dit pas « to postulate » mais « to apply ». « Candidature » se rend par « application », pas par « candidature ». « Actuellement » se traduit par « currently », jamais par « actually », qui signifie « en réalité ». Ces glissements passent inaperçus à l’écrit pressé, mais un recruteur anglophone les repère immédiatement.

Dernier piège : la longueur. Une cover letter qui déborde sur une deuxième page perd le lecteur. Coupez les phrases qui n’apportent pas de preuve, supprimez les adjectifs creux, et gardez ce qui répond à une seule question : pourquoi vous, pour ce poste, dans cette entreprise.

Une bonne cover letter ne se traduit pas, elle se reconstruit : même fond, mais dans les codes de la langue d’arrivée.

Comment commencer une lettre de motivation en anglais ?

Par une salutation nominative si possible : « Dear Mr Smith » ou « Dear Ms Jones ». Si vous ignorez le nom du recruteur, utilisez « Dear Sir or Madam ». Le premier paragraphe annonce ensuite directement le poste visé et où vous l’avez trouvé, sans préambule.

Yours faithfully ou Yours sincerely ?

La règle britannique est simple : si vous avez nommé le destinataire (« Dear Mr Smith »), terminez par « Yours sincerely ». Si vous avez écrit « Dear Sir or Madam », terminez par « Yours faithfully ». En anglais américain, on simplifie avec « Sincerely » ou « Best regards » dans tous les cas.

Quelle longueur pour une cover letter ?

Une page, pas plus. Le format attendu est court : en-tête, trois à quatre paragraphes brefs, signature. Une lettre qui déborde sur une seconde page perd le lecteur. Mieux vaut couper les phrases sans preuve concrète que d’allonger.

Peut-on traduire sa lettre de motivation française ?

Pas mot à mot. Les formules françaises déférentes sonnent guindées en anglais, et la traduction littérale crée des faux-amis (« postuler » devient « to apply », pas « to postulate »). Mieux vaut repartir de la structure anglaise et adapter le fond.